Roger Garaudy

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EtienneSC
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Roger Garaudy

Postby EtienneSC » 3 months 2 weeks ago (Thu May 02, 2019 2:48 pm)


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phdnm
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Re: Roger Garaudy

Postby phdnm » 3 months 2 weeks ago (Fri May 03, 2019 12:17 am)

Bilan de l’affaire Garaudy-abbé Pierre (janvier-octobre 1996)


Friday, November 1, 1996

L’affaire Garaudy a commencé en janvier 1996 et celle de l’abbé Pierre en avril de la même année. Les deux affaires, confondues, ont occupé une place importante dans les médias jusqu’à la rétractation de l’abbé Pierre, annoncée le 23 juillet. Leur retombée principale est constituée par deux articles de l’historien Jacques Baynac publiés le 2 et le 3 septembre dans Le Nouveau Quotidien de Lausanne.

Il est regrettable que Roger Garaudy et l’abbé Pierre n’aient pas manifesté plus de courage. Dès qu’en France, la tempête médiatique s’est levée, ils ont commencé à battre en retraite. Leurs moyens financiers et les multiples appuis dont ils bénéficiaient depuis des années à l’étranger leur ont permis, pendant un certain temps, de s’absenter de France, l’un pour les pays arabes et l’autre pour l’Italie et la Suisse. On ne leur en tiendra pas rigueur. Il faut savoir la violence de ces tempêtes ; les plus vigoureux y prennent peur ; à plus forte raison, des hommes de leur âge. Jusque-là, tous deux avaient connu, dans leur vie respective, quelques rudes épreuves. Ils savaient ce qu’est la haine, d’autant plus que, l’un comme l’autre, ils avaient, pour leur part, pratiqué la haine de l’ennemi. R. Garaudy a, en effet, longtemps considéré les anticommunistes et même les antistaliniens comme des sous-hommes et l’abbé Pierre a, dans son activité politique, fait la preuve d’un remarquable manque de charité à l’égard de ses adversaires. Mais, enfin, la vie avait fini par choyer ces deux hommes. Or, là, soudain, en 1996, le ciel leur tombait sur la tête. Et, manifestement, ils en étaient, au plein sens du mot, atterrés.

La première édition du livre de R. Garaudy

En décembre 1995, Pierre Guillaume, responsable de la revue La Vieille Taupe, publie, de R. Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne. Il le fait avec toutes sortes de précautions, pour éviter les foudres de la loi Fabius-Gayssot (ou lex Faurissonia). Le livre est vendu hors commerce comme un « bulletin confidentiel réservé aux Amis de la Vieille Taupe » ; alors que toute la partie révisionniste du livre est faite d’emprunts manifestes à mes propres textes, mon nom est soigneusement évité ; il n’apparaît qu’une fois [1], et encore seulement comme celui d’un professeur victime de la répression antirévisionniste mais sans qu’on sache au juste pourquoi : ni un livre, ni un article de ce professeur ne sont cités.

Les considérations religieuses et politiques du livre de R. Garaudy peuvent froisser certains adeptes de la religion juive et la plupart des sionistes ; mais les pages qui déchaînent, en France d’abord, puis, dans une bonne partie du monde occidental, l’ire des organisations juives et des médias sont les quelque soixante-quinze pages d’inspiration révisionniste qui occupent le cœur de l’ouvrage [2]. Elles portent sur « le mythe de la justice de Nuremberg », sur la « solution finale », sur « les témoignages », sur « les procès », sur « l’arme du crime » (c’est-à-dire les chambres à gaz nazies) et sur « le mythe de l’Holocauste ». Sur les chambres à gaz, cœur du cœur de ce sujet brûlant, l’auteur exprime son doute « et même [son] scepticisme » [3]. Ces soixante-quinze pages ont été écrites hâtivement ; elles se composent de pièces disparates ; l’exposé est plutôt décousu ; les négligences foisonnent ; il y a aussi des erreurs, notamment sur David Irving qui, l’auteur aurait dû le savoir, ne peut servir de référence ni sur l’ « Holocauste » puisque D. Irving n’a jamais étudié le sujet, ni sur le Journal d’Anne Frank puisque l’historien anglais n’en a jamais fourni la moindre analyse et qu’il est allé jusqu’à prendre à son compte la rumeur, fondée sur une grossière méprise, selon laquelle le livre avait été écrit par un certain Meyer Levin !

Mais, tel quel, avec toutes ses insuffisances, le livre de R. Garaudy ne pouvait qu’inquiéter les organisations juives, qui n’avaient déjà que trop tendance à voir des révisionnistes surgir de partout et qui découvraient là un homme dont les opinions politiques – il avait été un apparatchik stalinien des plus orthodoxes – ne pouvaient tout de même pas être qualifiées de fascistes. R. Garaudy avait aussi été protestant, puis catholique avant de devenir musulman dans les années quatre-vingt et, à ces divers titres, il s’était montré un adversaire de tout racisme.

La seconde édition remaniée

Le Canard enchaîné et Le Monde ouvrent le feu en janvier 1996. Des organisations antiracistes portent plainte. Une bonne partie de la presse française et de la presse internationale se fait alors l’écho de « l’affaire Garaudy ».

Le 11 mars, P. Guillaume, agissant pour le compte de R. Garaudy, s’efforce d’obtenir de son imprimeur habituel l’impression – qu’il avait annoncée dans le bulletin de La Vieille Taupe – d’une édition, publique cette fois-ci, des Mythes fondateurs de la politique israélienne. Pour une raison que j’ignore, l’imprimeur refuse le travail. C’est alors que R. Garaudy décide de publier son ouvrage en samizdat.

Le 3 avril, P. Guillaume remet au « dépôt légal » un exemplaire de ce samizdat. Doté d’un avant-propos ainsi que d’une annexe contenant, en particulier, une liste des ouvrages du même auteur improprement appelée « bibliographie », le texte original a été remanié de manière à en atténuer le caractère révisionniste. Mais rien n’indique au lecteur qu’il s’agit d’une édition remaniée. Des passages ont été retranchés, d’autres ajoutés, d’autres enfin récrits. Dans les pages 119-120 de la première édition, neuf alinéas avaient été consacrés à la politique de silence ou à la persécution subies par les principaux révisionnistes ; et c’est là, comme je l’ai dit plus haut, que mon nom figurait pour une seule et unique fois avec ceux d’Arthur Butz et de Wilhelm Stäglich ; dans les pages 134-135 de la seconde édition, ces neuf alinéas disparaissent pour laisser place au récit des tribulations, en vérité bien légères, vécues par l’auteur lui-même, d’abord en 1982-1983 pour une prise de position en faveur des Palestiniens et, en ce début de l’année 1996, pour la publication des Mythes fondateurs en livraison hors commerce de la Vieille Taupe. Les noms de Butz, Stäglich et Faurisson disparaissent totalement du livre. Quant au nom de Serge Thion, il n’apparaît ni dans la première ni dans la seconde édition, ce qui, pour un ouvrage révisionniste publié par la Vieille Taupe, constitue une anomalie.

Dans la première édition, R. Garaudy avait opté pour l’orthographe de « médiat[s] » avec un « t » (signe de ralliement des révisionnistes amis de la Vieille Taupe, avait décrété P. Guillaume) ; dans la seconde édition, il rétablit l’orthographe consacrée par le bon usage avec « média[s] » sans « t ». Manifestement, il ne veut pas montrer qu’il est en bons termes avec l’éditeur révisionniste.



Le 1er mai, P. Guillaume me téléphone pour me lancer un appel au secours : R. Garaudy a besoin d’urgence d’un document. Je lui réponds que son mandant n’a qu’à me réclamer lui-même cette pièce. « Il ne le fera pas », me dit P. Guillaume à deux reprises. Je lui exprime mon étonnement d’être ainsi traité et de n’avoir pas même reçu un exemplaire des Mythes fondateurs. Je lui signale que, comme il le sait, ce livre n’est, pour la partie révisionniste, qu’une compilation de mes écrits. « C’est évident », me dit-il. Plus tard, le 9 mai, lors d’une émission de Radio Courtoisie, à une auditrice qui dira : « Le rapport de Faurisson à Garaudy, c’est le rapport d’un volé à un voleur », il répondra : « Ben... Tout le monde le sait ! »


http://robertfaurisson.blogspot.com/199 ... ierre.html


Roger Garaudy au tribunal (Note sur un aspect du procès en cours)


Friday, January 9, 1998

A en croire Roger Garaudy, on dénature le contenu de son livre quand on l'accuse de contester l'existence des chambres à gaz, du génocide et des six millions.

Décidément, les juges de la XVIIe chambre voient plus de fesses que de faces. Parmi les inculpés, c'est à qui leur tournera le dos au lieu de faire face.

Jean-Yves Monfort, qui préside le tribunal, connaît son sujet. Il s'étonne de l'absence du nom de Faurisson dans l'édition Samiszdat. R. Garaudy lui répond qu'il ne voulait pas faire de livre historique. « J'aurais dû supprimer plus encore [...]. Il n'est pas dans mes habitudes de gommer [...]. Je regrette d'avoir trop insisté sur certains points historiques. »

Le président lui demande s'il n'a pas voulu, dans cette édition, se rendre «plus présentable» en supprimant le nom d'un révisionniste notoire. R. Garaudy répond qu'il a voulu éliminer « des noms pas connus à l'étranger ». Le président lui réplique qu'il est beaucoup question de Faurisson sur Internet. R. Garaudy dit qu'il n'entend rien à Internet. Or, à la dernière page de son avant-propos (p. 12), il précise que le texte de son livre est « accessible sur le réseau télématique Internet » et il va jusqu'à indiquer le site de Bradley Smith (Californie), qui diffuse un grand nombre de mes textes.

Enfin, parmi les quelques ouvrages qu'il a plagiés se trouve le «gros livre rouge des révisionnistes », celui de Barbara Kulaszka, préfacé par moi-même et contenant des extraits de mon témoignage à titre d'expert (p. 286-351, soit soixante-cinq pages sur double colonne), sans compter les mentions ou reproductions de quelques-uns de mes écrits.

R. Garaudy et P. Guillaume (lequel a fort probablement collaboré à la rédaction du livre) ont voulu éliminer le nom de Faurisson pour deux motifs :

– éviter de se compromettre publiquement avec un homme dont les écrits sont toujours condamnés par la XVIIe chambre ;

– ne pas révéler le nom de celui qui a été outrageusement plagié.

Récemment, j'ai retrouvé dans mes dossiers la copie d'une lettre que j'adressais le 2 décembre 1982 « à M. Roger Garaudy aux bons soins de Pierre Guillaume ». Cette lettre accompagnait un document que m'avait réclamé R. Garaudy.

« Qui toujours esquive et constamment se dérobe finit par trébucher ! » C'est ce qu'on pourrait dire de R. Garaudy qui, au terme d'un long combat défensif au cours duquel il a tenté de minimiser la portée révisionniste de son livre, a fini par lâcher : « Je n'ai jamais eu l'idée de créer un fonds de commerce avec les ossements de mes grands-pères ! » Il livrait ainsi en vrac, d'un seul coup, le fond d'une pensée que, tout au long d'un interrogatoire, il avait cherché à dissimuler.

8-9 janvier 1998


http://robertfaurisson.blogspot.com/199 ... ur-un.html


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