Un des derniers procès de gardien de camp nazi s'ouvre en Allemagne

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Un des derniers procès de gardien de camp nazi s'ouvre en Allemagne

Postby phdnm » 9 months 3 weeks ago (Wed Oct 16, 2019 10:49 pm)

Un des derniers procès de gardien de camp nazi s'ouvre en Allemagne


17 octobre 2019

HAMBOURG — Il s'agit sans doute d'un des derniers procès d'un ancien gardien de camp nazi : un SS du camp de concentration polonais de Stutthof comparaît jeudi à Hambourg pour complicité de milliers de meurtres.

Les audiences du procès, qui se tient au moins jusqu'à mi-décembre, seront restreintes à deux par semaine et à deux heures maximum chacune, en raison de l'état de santé précaire de Bruno Dey, 93 ans.

Il est accusé par le parquet de Hambourg de complicité de meurtres lorsqu'il était gardien, «entre août 1944 et avril 1945», du camp de Stutthof dans le nord de la Pologne, à 40 km de Gdansk. Il s'agit du premier camp nazi construit hors d'Allemagne.

Environ 65 000 personnes y sont mortes, essentiellement des femmes juives des pays baltes et de Pologne. Il a été intégré au système d'extermination des Juifs en juin 1944.

La complicité de M. Dey, 17 ans à l'époque des faits, est engagée, a détaillé le parquet, dans le meurtre de 5230 prisonniers - 5000 en «créant et maintenant des conditions mettant la vie en danger», 200 par gazage et 30 d'une balle dans la nuque.

«Machine meurtrière»

La tâche de l'accusé consistait à «empêcher la fuite, la révolte ou la libération des prisonniers» juifs du camp, condamnés à être exterminés par balle ou au gaz Zyklon B, selon l'accusation.

M. Dey a été un «rouage de la machine meurtrière en toute connaissance de cause», accuse le parquet. L'enjeu du procès est de déterminer s'il a «sciemment soutenu les meurtres cruels de prisonniers, de Juifs en particulier».

Des survivants ont décrit les meurtres dans ce camp, du gazage aux exécutions par balle, en passant par la privation de nourriture, les charges inhumaines de travail ou l'exposition au froid.

Ils ont témoigné sur les corps entassés devant une porte du camp, les chaussures rassemblées en un immense tas, au vu et au su, selon eux, de tout le personnel du camp.

L'accusé a reconnu lors de l'instruction avoir à l'époque su ce qui se passait dans le camp concernant les chambres à gaz et les crémations des cadavres. Mais il a assuré ne pas avoir pu fuir, sous peine d'être lui-même tué.

Sévérité tardive

«Ce qu'ils nous ont fait était inhumain», a témoigné dans une entrevue à la Deutsche Welle une survivante du camp, Dora Roth, dont la mère est morte de faim à Stutthof. Elle fait partie des 28 parties civiles du procès.

«Celui qui sait, celui qui peut en parler, doit le faire» au cours de l'audience, a expliqué Mme Roth, «c'est le seul moyen d'éviter un autre Holocauste».

Ces dernières années, l'Allemagne a jugé et condamné plusieurs anciens SS pour complicité de meurtre, illustrant la sévérité accrue, mais très tardive, de sa justice.

Parquets et tribunaux allemands ont en effet élargi aux gardiens de camps le chef d'accusation de complicité de meurtre, auparavant réservé aux personnes qui occupaient des postes élevés dans la hiérarchie nazie ou directement impliqués dans des homicides.

Aucun de ces condamnés n'est cependant allé en prison jusqu'ici, en raison de leur état de santé.

Le cas le plus emblématique a été la procédure engagée contre John Demjanjuk devant le tribunal régional de Munich. Ancien gardien du camp d'extermination de Sobibor, il a écopé en 2011 d'une peine de cinq ans de prison. Il est mort en 2012 avant son procès en appel.

Début avril, le procès d'un autre ancien garde du même camp nazi de Stutthof avait été abandonné en raison de la dégradation de l'état de santé de l'accusé, âgé lui de 95 ans.

Il y a encore 23 affaires de ce type en cours d'instruction au sein des parquets allemands, dont 12 concernent le seul camp de Sachsenhausen.


https://www.lenouvelliste.ca/actualites ... d783e724b2

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Re: Un des derniers procès de gardien de camp nazi s'ouvre en Allemagne

Postby phdnm » 9 months 2 weeks ago (Mon Oct 21, 2019 10:27 pm)

Allemagne : un ancien gardien de camp nazi s’attire les foudres d’une juge


(Berlin) Un ancien gardien de camp nazi a déploré lundi devant un tribunal de Hambourg que la tenue de son procès ravive en lui des douleurs du passé, s’attirant les foudres de la juge qui a dénoncé un affront fait aux victimes, selon les médias.

21 octobre 2019

Âgé de 93 ans, l’accusé Bruno Dey s’est exprimé pour la première fois directement au deuxième jour de son procès, l’un des tout derniers sur les crimes du 3e Reich en Allemagne.

Il est poursuivi pour complicité dans 5230 meurtres lorsqu’il était gardien, entre le 9 août 1944 et le 26 avril 1945, au camp de Stutthof dans le nord de la Pologne, à 40 km de Gdansk.

« Avant que cette procédure (judiciaire) ne soit ouverte, j’étais heureux d’avoir pu à peu près digérer tout ça. Maintenant je suis de nouveau retourné. Je n’aurais pas imaginé cela à mon âge », a affirmé le nonagénaire, cité par le quotidien Bild.

« J’ai vu beaucoup de cadavres », a-t-il ajouté, selon l’agence allemande dpa. « Les images de l’horreur et de la misère m’ont poursuivi toute ma vie », a poursuivi l’Allemand, qui s’était présenté à l’ouverture des débats jeudi en chaise roulante.

Expliquant qu’il avait dû se mettre nu devant les médecins militaires tout comme les prisonniers du camp, il s’est attiré les remarques cinglantes de la présidente du tribunal, Anne Meier-Göring qui a souligné que c’était « une gifle » portée aux victimes de la barbarie nazie.

« Les victimes ont enduré toute leur vie » les traumatismes subis dans les camps, a-t-elle ajouté.

Bruno Dey, qui avait 17 ans au moment des faits, a assuré « avoir été contraint » de servir dans ce camp. « Je ne l’ai pas fait volontairement’, a-t-il dit.

Le nonagénaire était apparu le visage dissimulé par un dossier rouge et flanqué d’une assistante faisant office d’infirmière lors de l’ouverture de son procès prévu pour durer jusqu’à la mi-décembre.

Les audiences sont restreintes à deux heures par jour en raison du grand âge de l’accusé.

Environ 65 000 personnes sont mortes au camp de Stutthof, essentiellement des femmes juives des pays baltes et de Pologne. Il a été intégré au système d’extermination des Juifs en juin 1944.


https://www.lapresse.ca/international/e ... e-juge.php

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Re: Un des derniers procès de gardien de camp nazi s'ouvre en Allemagne

Postby phdnm » 1 month 2 days ago (Sun Jul 05, 2020 10:56 pm)

Allemagne: un des tout derniers procès du nazisme proche du dénouement


06 juillet 2020

Un des tout derniers procès allemands des atrocités commises dans les camps de concentration nazis touche à sa fin: l'accusation va requérir lundi contre un ancien gardien qui affirme ne pas avoir eu le choix.

Bruno Dey, 93 ans, était un garde SS en avril 1944 et avril 1945 du camp de Stutthof, situé à 40 km de la ville de Gdansk, aujourd'hui en Pologne.

Alors âgé de 17 ans, il est jugé par la cour des mineurs pour complicité du meurtre de 5.230 prisonniers - 5.000 en "créant et maintenant des conditions qui mettent la vie en danger", 200 par gazage et 30 d'une balle dans la nuque.

Aujourd'hui boulanger à la retraite, poussé sur un fauteuil roulant par une infirmière, il cache depuis le début des audiences à l'automne son visage à l'épaisse moustache derrière une chemise cartonnée.

Le verdict sera rendu le 23 juillet.

- Rouage essentiel -

Créé en 1939 pour des prisonniers civils, ce premier camp construit hors d'Allemagne a été peu à peu agrandi sous la responsabilité des SS.

Quelque 115.000 déportés y ont été emprisonnés, dont 65.000 ont perdu la vie, selon le Mémorial Yad Vashem. A partir de 1944, il a compté de nombreux Juifs, essentiellement des femmes des pays baltes et de Pologne transférées d'autres camps, dont Auschwitz.

Le site, où les conditions de vie étaient épouvantables et qui comportait une chambre à gaz, comptait environ 3.000 gardes SS et auxiliaires ukrainiens. Les exécutions y étaient fréquentes.

Depuis le début du procès, comme durant l'enquête, Bruno Dey n'a pas nié avoir été garde mais il assure avoir été obligé d'y travailler et ne rien avoir pu faire contre la machine concentrationnaire SS.

"Je veux oublier, je ne veux plus continuer à me pencher sur le passé", a-t-il répondu le 20 mai à la présidente de la cour qui lui demandait s'il lui arrivait d’évoquer son passé avec ses enfants et petits-enfants.

"Je ne me sens en rien coupable pour ce qui s'est passé à l'époque", a-t-il déclaré, "je n'y ai en rien contribué autrement que par le fait d'être garde". "Mais j'ai été obligé de le faire, c'était un ordre", s'est-il défendu.

Ses avocats affirment pour sa défense qu'il n'avait pas rejoint volontairement les SS dans le camp mais qu'il y fut affecté car sa santé de permettait pas de le mobiliser au front.

L'accusation juge en revanche qu'il a été un rouage essentiel de la "solution finale" nazie visant les Juifs.

Le procès a été marqué à l'automne par le témoignage d'un Américain de 76 ans, Moshe Peter Loth, qui prétendait avoir, tout jeune enfant, été interné dans le camp.

"Attention, je vais lui pardonner", avait-il lancé, avant d'enlacer l'accusé.

Mais une enquête de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé des inexactitudes dans son témoignage. Il s'est défendu en invoquant une quête d'"identité", avant de retirer sa plainte.

- Emblématique -

Ces dernières années, l'Allemagne a jugé et condamné plusieurs anciens SS pour complicité de meurtre, illustrant la sévérité tardive de sa justice, accusée d'avoir longtemps fermé les yeux.

Parquets et tribunaux allemands ont élargi aux gardiens de camps le chef d'accusation de complicité de meurtre, auparavant réservé aux personnes qui occupaient des postes élevés dans la hiérarchie nazie ou directement impliquées.

Aucun de ces condamnés n'est cependant allé jusqu'ici en prison, en raison de leur état de santé.

Le cas le plus emblématique fut la procédure engagée contre John Demjanjuk. Ancien gardien du camp d'extermination de Sobibor, il écopa en 2011 d'une peine de cinq ans de prison. Il mourut en 2012 avant son procès en appel.

Il y a encore une vingtaine d'affaires de ce type en cours d’instruction dont une dizaine concernent le seul camp de Sachsenhausen.


https://www.rtl.be/info/monde/europe/al ... 29565.aspx

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Re: Un des derniers procès de gardien de camp nazi s'ouvre en Allemagne

Postby Marley775 » 2 weeks 1 day ago (Thu Jul 23, 2020 3:59 pm)

https://www.leparisien.fr/faits-divers/allemagne-un-ex-gardien-de-camp-nazi-condamne-a-deux-ans-de-prison-avec-sursis-23-07-2020-8357544.php

La tâche de l'accusé, posté sur l'un des miradors surplombant le camp, consistait à « empêcher la fuite, la révolte ou la libération des prisonniers », condamnés à être exterminés par balle ou au gaz Zyklon B,


Et j'imagine que lors du procès, personne ne s'est attardé au fonctionnement de la minuscule chambre à gaz du camp.

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