Décès à 97 ans de la résistante Anise Postel-Vinay (ASSAG)

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Décès à 97 ans de la résistante Anise Postel-Vinay (ASSAG)

Postby phdnm » 2 months 1 week ago (Thu May 28, 2020 9:21 am)

Décès à 97 ans de la résistante Anise Postel-Vinay


27 mai 2020

La résistante Anise Postel-Vinay, déportée en Allemagne avec Germaine Tillion lors de la Seconde Guerre mondiale, est décédée de vieillesse ce dimanche à Paris.

Ces femmes résistantes ont eu des vies extrêmement riches, leur combat ne s’est pas arrêté en 1945 et notre rôle est de le continuer, a déclaré Geneviève Zamansky-Bonnin, secrétaire générale de l’Association Germaine Tillion et proche d’Anise Postel-Vinay, décédée à l’âge de 97 ans ce dimanche 24 mai 2020 à Paris.

Née Anise Girard le 12 juin 1922 à Paris, elle s’engage adolescente dans la Résistance, encouragée par sa mère, et fournit des renseignements militaires au sein du réseau Gloria SMH (His Majesty Service), selon le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

En août 1942, elle est arrêtée par la Gestapo pour faits de résistance, alors qu’elle n’a que 19 ans.

D’abord incarcérée à la prison de la Santé puis à Fresnes, elle est ensuite déportée en train en octobre 1943 au camp de concentration de Ravensbrück, en Allemagne, aux côtés de la résistante Germaine Tillion et de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce du Général.

J’étais très déprimée parce que je n’avais pas eu le courage de m’évader. Dans le train de voyageurs où nous étions assises, Germaine m’a fait parler et permis d’oublier mon sentiment de lâcheté, confiait-elle en 2015 au magazine « Le Pèlerin ».

J’avais 20 ans, Germaine 35 ans, elle m’a tiré de la détresse qui me menaçait, avait-elle également déclaré en 2014 à l’AFP, à l’occasion d’un hommage présidentiel à la Résistance.

Nous vivions dans la terreur, la détresse, dans cet endroit de mort, dira-t-elle notamment au sujet de la déportation. Elle est libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge suédoise.

À la Libération, elle s’engage avec Germaine Tillion dans l’écriture de l’histoire de la déportation.

Le 6 juin 1946, elle épouse le résistant André Postel-Vinay, haut-fonctionnaire avec qui elle aura quatre enfants. Anise Postel-Vinay, dont la famille était originaire du Doubs, a beaucoup œuvré pour le don des archives de Germaine Tillion au musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, où elle restera une de nos témoins les plus fidèles, selon la direction.

En 2009, elle était venue déposer le manuscrit de l’opérette écrite clandestinement à Ravensbrück par Germaine Tillion en octobre 1944 « Le Verfügbar aux Enfers », une des pièces maîtresses de notre collection, a souligné la direction du musée.

La résistante a publié en 2015 avec Laure Adler « Vivre », récit de son quotidien en déportation.


https://www.ouest-france.fr/culture/his ... ay-6849234

[Cet article oublie de dire qu’Anise Postel-Vinay avait fondé avec d’autres personnalités issues de la Résistance l’Association pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste (ASSAG), fondée en 1982 dans le but d’apporter la preuve de l’existence des chambres à gaz homicides. L’ASSAG se saborda en 2008 parce que ses recherches n’avaient pas abouti malgré les moyens considérables dont elle disposait.

Imaginez maintenant en quels termes sa disparition aurait été annoncée si l’ASSAG avait trouvé les preuves de l’existence des chambres à gaz…]

http://www.sentinelleducontinent.com/bi ... il20145365

L’argent des contribuables contre R. Faurisson et les révisionnistes


15 novembre 1982

Le 21 avril 1982 a été fondée l’ASSAG (Association pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste). Il s’agit en principe d’une association privée mais cette association est appelée à recevoir des fonds publics si l’on en juge par la qualité de ses membres fondateurs. Parmi ces derniers figurent Mme Renée Aubry, chef de cabinet du ministre des Anciens Combattants ; M. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, directeur de la Documentation française ; M. Jacques Delarue, commissaire divisionnaire honoraire au ministère de l’Intérieur ; M. Augustin Girard, directeur d’un département au ministère de la Culture ; parmi les membres fondateurs se trouvent, d’autre part, M. Pierre Vidal-Naquet, présenté en ces termes : « Historien – auteur notamment d’une étude en réponse aux affirmations faurissonniennes [sic] » ; l’avocat Bernard Jouanneau, présenté comme « avocat du Comité d’action de la Résistance dans le procès Faurisson en 1981 à Paris » ; M. Jean-Pierre Faye, présenté comme « écrivain – engagé dans la lutte contre les thèses révisionnistes ». Mme Germaine Tillion préside l’association. M. G. Wellers est vice-président. On relève aussi les noms de Mme Geneviève de Gaulle-Anthonioz, de Mme Anise Postel-Vinay, de M. Serge Choumoff, auteur d’un opuscule intitulé : Les Chambres à gaz de Mauthausen (1972) ; ce dernier, en 1982, est présenté comme l’auteur « d’un ouvrage sur la chambre à gaz de Mauthausen ». L’association se propose, selon ses propres termes, de « rechercher et contrôler les éléments apportant la preuve de l’utilisation des gaz toxiques par les responsables du régime national-socialiste en Europe pour tuer les personnes de différentes nationalités ; contribuer à la publication de ces éléments de preuve ; prendre à cet effet tous les contacts utiles au plan national et international [en particulier, avec le groupe de travail international animé par Hermann Langbein] ».

On est étonné qu’il faille, trente-sept ans après la fin de la guerre, se mettre ainsi à rechercher des preuves qui, paraît-il, existaient à profusion...


http://robertfaurisson.blogspot.com/198 ... tre-r.html

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